Carte blanche

2019-2020: à vos pronos!

En 2020, il va s'en passer des choses. Les Bleus vont gagner l'Euro, c'est une évidence. Mais qui va soulever la Coupe aux grandes oreilles? La Juve va-telle gagner un 9ème titre consécutif? Le Bayern un 8ème? L'OM va-til réussir à louper l'Europe deux ans de suite? C'est l'heure des pronos!

La saison 2019-2020 a commencé partout en Europe. Les premières journées nous permettent d’entrevoir la forme et la capacité des meilleures écuries du continent à soulever des trophées en fin de saison. L’année dernière, l’Angleterre a dominé les coupes européennes avec les quatre clubs finalistes issus de la Premier League. Fait cocasse ou conséquence directe, ce n’est aucun de ces quatre-là qui s’est imposé sur la scène nationale. Entre lutte domestique et ambitions continentales, voici nos pronostics pour l’année à venir.

Ligue des Champions : La City de Manchester sur le toit de l’Europe

Ça y est, oui Guardiola est effectivement capable de gagner la Ligue des Champions sans Messi et ses copains. Menés par De Bruyne et Sterling, candidats au Ballon d’Or si leur Euro est réussi, les Citizens ont broyé la concurrence. En quarts ils s’offrent le Madrid de Zidane avec une sérénité déconcertante. Cette même sérénité que l’on retrouve face aux Parisiens, enfin dans le dernier carré européen (!). Laporte en mode patron de la défense, Big Sam a définitivement du souci à se faire. C’est face à la Juve en finale, encore une fois, que les hommes de Guardiola ont bien failli flancher. Menés 2-1 à la 65ème par une Vieille Dame version Sarri qui les a battu à leur propre jeu, il a fallu un Sterling salvateur pour que Pep montre définitivement que c’est bien le meilleur entraîneur du monde.

Mais qui va bien pouvoir gagner la Ligue 1?

Ligue 1 : un 40ème trophée parisien pour les 50 ans du club

« Neymar, casse-toi ! ». Ainsi avait commencé la saison parisienne. Huit mois après, force est de constater que si le Brésilien était effectivement parti, ses 24 buts et 16 passes décisives auraient manqué aux champions en titre pour plier la Ligue 1. Bravo également à notre Kyky national qui dépasse une nouvelle fois les 30 pions plantés. Mais le ciment de cette équipe aura été son milieu retrouvé avec un duo Gueye-Verratti étincelant. Le travail de sape du premier a permis au second de montrer sa palette technique, et de ne pas se blesser au passage.
Au second rang, on retrouve Lyon qui a bien failli exploser en vol sur la fin de saison. La faute à un Sylvinho qui ne semblait plus tenir son vestiaire. Mention très bien au Nice de Vieira, surprenant 3ème, pas agréable à voir mais bigrement efficace. Lille (4ème), convaincant, et Marseille (5ème), décevant, en Ligue Europa.

Premier League : Des Reds raids dingues

Il fallait autre chose que du cran pour aller chercher Liverpool cette saison en PL. Ils ont tout simplement été monstrueux : 102 points glanés sur 114 possibles, battant au passage le record d’il y a deux ans de l’ami Guardiola! Les Reds ont privilégié le Championnat sur la LdC déjà gagnée l’année dernière. A regarder de près, pas grand-chose n’a changé dans le onze de Liverpool, mais tout le monde semblait à son apogée cette saison. Le trio d’attaque infernal a continué à martyriser les défenses, bien aidés par des latéraux aux stats hors normes (13 passes décisives, 5 buts pour Alexander Arnold Trent). City (2ème) ne pouvait que suivre de loin, ayant déjà lâché trop de points (7) après le Boxing Day et focalisé sur la scène européenne. Arsenal confirme (3ème) , Man Utd sauve les meubles (4ème) quand Tottenham et Chelsea se font éjecter du Big Four. Des débuts et une fin compliqués respectivement pour Lampard et Pochettino.  

Italie : La Vieille Dame mange du neuf et laisse des miettes

Le neuf correspond au nombre de Scudetti consécutifs gagnés par la Juve avec celui de cette année. Et pourtant, on y a cru à l’Inter de Conte. Le méchant Inter, celui qui est dur à jouer, dur dans ses duels, archi défensif. C’eût été savoureux de voir la Juve se faire renverser par un ancien de la maison. Mais non. Car la Juve a des joueurs d’un niveau supérieur à celui des autres équipes de Série A. Outre ceux qu’on connaissait déjà (Ronaldo & co.), il faut souligner l’apport des recrues, De Ligt et Rabiot en tête. Saluons également le système Sarri, qui a su adapter sa vision du jeu à un effectif pléthorique pour apporter si ce n’est en qualité, au moins en dynamisme, ce petit plus qu’il manquait peut-être à la Vieille Dame. Le Napoli d’Ancelotti se fait donc chiper la 2ème place par l’Inter mais finit devant une Lazio conquérante (4ème). Déceptions pour l’AC Milan (8ème) et la Roma (5ème) qui finit donc derrière le frère honni.

Ça rigole pas

Espagne : Messi-Griezmann ça claque

Les débuts de saison peuvent parfois être trompeurs. Celui-ci en est le parfait exemple. Le cavalier seul de l’Atlético et les mauvais départs du Barça et du Real ne présageaient en rien de l’issue de la saison. Car Griezmann-Messi ça marche, ça marche très fort même (46 buts à deux). Surtout quand derrière le Frankie de Jong régule autant qu’il régale au milieu. La deuxième moitié de saison des Catalans, énorme avec 51 points pris sur les 57 possibles, aura largué les autres prétendants. Dommage pour le Real, qui s’est également réveillé plus tard dans la saison. Trop tard pour le coup. La prochaine saison s’annonce palpitante. Surtout si Neymar et Mbappe rejoignent les rangs des deux rivaux. Et Simeone dans tout ça ? Un effectif qui ne tient la baraque que pendant 20 journées, ça ne suffit pas. Il faudra frapper fort au prochain mercato. Bravo aux deux clubs de Séville qui ont trusté les 4ème et 5ème places et qui ont une nouvelle fois démontré que le derby de Séville était unique.

Allemagne : Dortmund fait enfin tomber l’ogre Munichois

Lucien Favre est décidément un drôle d’entraîneur. Car un Munich en tête de la Bundesliga avec 6 points d’avance à la mi-saison ne laissait guère de suspense quant à l’identité du vainqueur final. Mais l’entraineur suisse a su insuffler à son équipe ce qui lui manquait ces dernières saisons : la régularité. Et dans la victoire cette fois-ci. Certains diront qu’il ne s’est agi que d’une question de blessure : celle de Lewandowski à la 23ème journée. Et celles de Reus qui, fait insensé, n’ont pas eu lieu (peut-être a-t-il reçu des tips de la part d’Abou Diaby ?). Il est temps pour le Bayern d’entamer réellement un nouveau cycle. Le licenciement de Kovac et le départ de l’attaquant polonais en sont les premières étapes. Mention bien au RB Leipzig, 3ème, qui aurait peut-être même pu plus profiter de la faiblesse munichoise. Leverkusen finit 4ème, grâce à un tout petit point d’avance sur Wolfsburg (5ème).

Reus, pas blessé? Arrête

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