Carte blanche

L’abécédaire de la saison 2018-2019 de Premier League

Vous avez raté la saison 2018-2019 de Premier League ? Pas grave, voilà tout ce dont il faut se rappeler pour briller en société sans trop se fouler.

A comme Afrique
Aubameyang, Salah et Mané finissent tous les trois ex-æquo sur le podium des meilleurs buteurs du royaume avec 22 buts chacun. On peut l’annoncer sans trop se mouiller, le Ballon d’Or africain 2019 sera l’un de ces trois joueurs. Avantage à Mané et Salah, qualifiés pour la CAN et la finale de la Ligue des Champions.

B comme Brexit
Si l’avenir du Royaume-Uni dans l’Union européenne est incertain, le présent des clubs anglais en Europe est loin d’être remis en question. Une finale de Ligue des champions 100% anglaise, de même pour l’Europa League. Investir dans le Brexit Party, ça serait pas plus rentable qu’un bon 6 pour le PSG ?

C comme City, comme Champion
Parmi les 95 buts inscrits cette saison (!) par les Citizens, deux sont cruciaux dans la quête du titre. Le 03 janvier, City, 2ème , accueille Liverpool, 1er, pour la 21ème journée, et compte sept points de retard. On joue la 72ème minute, quand, sur un service de Sterling, Leroy Sané bat Alisson pour le but de la victoire. Il s’agit de la seule défaite de la saison pour Liverpool. Et elle coûte cher: six points. Cinq mois plus tard, les Citizens accueillent Leicester avec un point d’avance sur les Reds et deux journées à jouer. A la 70ème un homme vient marquer le seul but du match : Vincent Kompany, le capitaine, d’une frappe incroyable de l’extérieur de la surface. Improbable. Et pourtant, sans ces trois points, City n’aurait pas été champion six jours après.

D comme Digne
Enfin une saison complète et aboutie pour le latéral international français. Après deux ans à cirer le banc du Barça, Lucas a pris le risque de se relancer dans un club de moindre envergure, à Everton. Pari réussi pour le natif de Meaux qui s’est imposé comme un pilier de l’autre club de Liverpool, ne tardant pas à prendre la place de l’emblématique Leighton Baines. En plus de sa solidité défensive, son apport offensif a été plus que précieux (quatre buts et autant de passes décisives). Preuve de cette adaptation réussie, il a récemment été élu joueur de l’année par les supporters du club.

E comme Eden
L’éden est un lieu de délices. Le hasard, une puissance considérée comme la cause d’événements apparemment fortuits ou inexplicables. Qu’Eden ait marqué 16 buts et fait 15 passes décisives cette saison n’a rien de fortuit, cela s’explique tout simplement par le talent. Eden est un joueur de délices. Il nous en fait part depuis sept ans en Premier League. Et si cette saison est la plus prolifique au niveau statistique pour lui, c’est qu’à 28 ans, Eden est mûr pour un projet plus grand que celui du Chelsea de Sarri. Les appels de Madrid ont porté leurs fruits. La Premier League te remercie Eden. Ton jardin ne s’arrête pas aux prés anglais, car c’est l’Europe entière qui se régale de tes offrandes.

E comme Eden

F comme Forteresse
« We will never lose together » pourrait être un nouveau slogan à Anfield. Car c’est simple, les Reds n’ont pas perdu un match de PL à domicile cette saison. On parle souvent de 12ème homme et on cite souvent les supporters de Liverpool comme une référence. Mais c’est beau de voir cette ferveur se transformer sportivement, sur toute une saison. En 19 matchs, c’est 2,8 points pris, 2,9 buts mis et 0,5 but pris en moyenne à domicile. Rajoutez à cela zéro défaite à la maison en Ligue des champions et comprenez qu’on retiendra le F d’Anfield pour sa forteresse imprenable.

G comme Glazers
Depuis 2014, les propriétaires de Manchester United ont dépensé plus de 800 millions d’euros sur le marché des transferts. Pourtant, au niveau des résultats sportifs, cette saison est à l’image des précédentes, médiocre; les Red Devils terminant à une triste 6ème place. Et ce n’est pas la qualification miraculeuse contre le PSG en 8ème de finale de Ligue des champions qui va cacher la misère. Mais dans le même temps, les résultats financiers sont au beau fixe, avec pas moins de 666 millions de revenus générés sur la saison 2017/2018. Et cela semble parfaitement convenir à la famille Glazers qui place le financier avant le sportif. Triste pour un club légendaire qui avait l’ADN de la victoire en lui, avec pas moins de 38 trophées glanés sous l’ère Ferguson.

H comme Huddersfield
Dernier avec 16 points en 38 journées, l’Huddersfield de Isaac Mbenza rend l’une des pires copies de l’histoire de la Premier League, montant sur le podium des plus bas totaux. Les tenants de ce triste record resteront donc encore Derby County (11 points en 2007-2008).

I comme Indignation
En 2019, le racisme continue de s’inviter bien trop souvent dans les stades de football. En Serie A bien sûr, mais également en Ligue 1 et en Premier League. Cette saison en Angleterre, des joueurs ont décidé de se lever pour bannir définitivement des stades ces comportements d’un autre temps. Wilfried Zaha, Danny Rose mais surtout Raheem Sterling. Auteur d’une saison éblouissante (17 buts et 10 passes décisives en championnat), la presse l’a désigné comme meilleur joueur. Certainement plus que sa saison sur le terrain, c’est son manifeste paru dans la Times, « Je ne veux pas que la prochaine génération souffre comme moi », qui restera dans les annales.

J comme comme Jesus
Champion avec 98 points, un back to back, Manchester City est en train d’achever une nouvelle saison remarquable avec un potentiel triplé (la finale de la FA Cup se joue ce samedi 18 mai). S’il faut trouver un coin d’ombre à ce tableau rayonnant, c’est certainement du côté de Gabriel Jesus qu’il faut chercher. L’international brésilien peine à confirmer les espoirs placés en lui. Pas assez efficace devant le but, il n’a trouvé le chemin des filets qu’à sept reprises en Premier League. Une chose est sûre, il n’est pas encore en mesure de concurrencer l’indétrônable Kun Agüero. Jesus va-t-il retenter sa chance en 2019/2020? Ou va-t-il préférer aller chercher plus de temps de jeu ailleurs ?

K comme Klopp
Grosse saison encore pour Jürgen : une deuxième place en Premier League (teintée d’amertume néanmoins) et surtout une deuxième finale de LDC d’affilée pour Liverpool ! Espérons qu’Alisson soit au point, et qu’Alderweireld ne fréquente pas le même dojo que Sergio Ramos pour un meilleur Klopp de fin.

L comme Long (Shane)
Auteur du but le plus rapide de toute l’histoire du championnat anglais en seulement 7,69 secondes ! Un contre qui pue la niaque dès l’engagement, et un amour de petit piqué pour tromper le gardien : 1-0 pour Southampton et un régal pour nos yeux. Finalement, le travail à la Shane, ça leur va plutôt bien aux rouges.

L comme Long

M comme Monaco
Ce duel au sommet entre City et les Reds a un arrière-goût monégasque. D’un côté, Fabinho, qui a joué la première partie de saison sur le banc, temps d’adaptation oblige, avant de s’imposer au milieu pour une fin de saison fabuleuse. De l’autre, Bernardo Silva, le nouveau chouchou des Citizens et de Guardiola. Si Sterling attire la lumière, Silva la conserve pour faire rayonner l’équipe. Deux monégasques pour un duel épique. Deux monégasques d’une équipe 2016-2017 qui continue de faire des étincelles en Europe.

N comme Newcastle
Newcastle, morne plaine, ce titre résume parfaitement l’état dans lequel se trouve le club du nord de l’Angleterre. Remontés de Championship à l’été 2017, les Magpies viennent d’achever les deux dernières saisons aux 10ème et 13ème places. Malgré le nom rutilant de Rafa Benitez sur le banc, le jeu proposé est proche du néant, la faute en grande partie à un effectif trop limité. Le propriétaire Mike Ashley souhaite vendre et ne veut plus dépenser un centime. Pour preuve, leur masse salariale du club est celle d’un relégable. Sauf qu’il ne trouve pas preneur, les perspectives sont plus que floues et la colère des supporters gronde. En plus de cela, il a une fâcheuse tendance à ne pas tenir ses promesses. Alors qu’il avait promis à ses joueurs de les emmener à Vegas en cas de maintien, il leur a annoncé à l’issue de la 38ème journée que ce ne serait pas le cas.

O comme Ole
Le 19 décembre 2018, un vrai Mancunien, un homme du cru arrive sur le banc des Red Devils : Ole Gunnar Solskjaer. Le Norvégien trouve une équipe apathique, en manque cruel d’identité et de performance. Il bat alors le record de victoires consécutives après une prise de fonction et élimine le PSG en 8ème de finale de Ligue des champions. La suite est moins flamboyante et la saison se termine sur une triste 6ème place, synonyme de Ligue Europa. Mais pendant une courte période, Manchester a refait rêver. Ole représente le club et son histoire. Ole a été confirmé. Maintenant Ole doit constituer une équipe de matadors, prêts à porter haut le rouge de leurs couleurs.

P comme Pogba
Pogba 2018/2019 c’est un double-double validé : 16 buts et 11 passes décisives. Des stats alléchantes qui cachent difficilement une saison compliquée pour le nouveau champion du monde. En froid avec Mourinho jusqu’à décembre, mis en avant par Solskjaer après, il a brillé par intermittence, et rarement dans les gros matchs. Dans un effectif bien souvent trop léger, à un poste de milieu jamais parfaitement défini, Pogba a soufflé le chaud et le froid pour un résultat global décevant. Il lui faut un nouveau départ : à Manchester avec un effectif refondé ou du côté de Madrid, avec un certain ZZ ?

Q comme (Trou du) Q
Si la saison d’Anthony Martial ne s’est pas super bien passée, il le doit aussi aux polémiques liées à ses infidélités. Grillé deux fois en quelques semaines par deux femmes qui l’ont exposé, il avait demandé à l’une d’elles une photo de cette partie de son intimité. Minable, il s’était excusé sur ses réseaux. Cerise sur le gâteau, sa compagne actuelle était enceinte. CLASSE.

Q comme (Trou du) Q

R comme Record
Avec 97 points et une seule défaite au compteur, les Reds sortent d’une saison stratosphérique. Malgré ce bilan à faire pâlir n’importe quel club de la planète, ils échouent un nouvelle fois à ramener du côté d’Anfield un titre qui les fuit depuis maintenant 29 ans. Parvenir à un tel nombre de points sans finir champion n’est jamais arrivé dans toute l’histoire du championnat anglais. Triste record pour les hommes de Klopp donc. La faute à des Citizens ayant réalisé une saison encore plus exceptionnelle. Le Napoli de Sarri avait fini dauphin de la Juve avec 91 points la saison passée, Liverpool réalise l’exploit de faire encore mieux (ou moins bien).

S comme Sissoko
Après deux saisons délicates chez les Spurs, l’un des soldats préférés de notre DD national retrouve une véritable place de choix au cœur du jeu de Tottenham. Si Pochettino a su lui faire confiance pour qu’il retrouve son meilleur niveau, espérons qu’il puisse entraîner Tottenham au bout de la Champion’s League : plus technique que Zinédine.

T comme Tristesse
Par deux fois, la Premier League a été endeuillée cette saison. En octobre, le président de Leicester City Vichai Srivaddhanaprabha, très apprécié des fans après le titre légendaire de 2016, nous a quitté après un crash d’hélicoptère. Il a aussi fallu porter le deuil d’Emiliano Sala. Sa disparition a été un choc terrible ressenti partout, y compris à Cardiff dont il n’aura donc jamais porté les couleurs. Emi manque encore terriblement en France et nous a quitté bien sûr trop jeune, lui aussi dans un accident aérien. On pense à eux.

U comme Unaï
Au coup de sifflet final de la Premier League, difficile de porter un jugement définitif sur la première saison d’Emery à Arsenal. Du sort de la finale d’Europa League du 29 mai prochain dépendront beaucoup de conclusions. L’Europa League est définitivement la spécialité maison de l’entraîneur basque. En championnat, même s’ils ont de nouveau échoué à intégrer le Top 4, les Gunners ont retrouvé un allant qu’ils n’avaient clairement plus lors des dernières saisons de Wenger. Unaï y est pour quelque chose. Même si la fin de saison a été ratée et les résultats à l’extérieur toujours en dents de scie, il a réussi à mettre en place des combinaisons intéressantes, avec Guendouzi et Torreira par exemple. Et après avoir tâtonné pendant quelques mois, il a trouvé la bonne formule pour aligner ensemble le duo Lacazette-Aubameyang, qui ont tout deux réalisé une belle saison.

V comme Van Dijk
Élu joueur de la saison en Premier League, le natif de Breda est un des grands artisans de la réussite défensive de Liverpool cette saison (seulement 22 buts en 38 matchs). Responsable de la métamorphose des plus solides attaquants de Premier League en timides adolescents en mal de confiance, c’est une première saison entière largement réussie pour celui qui ne laisse personne passer : Vigile Van Dijk.

V comme Virgil

W comme Wolverhampton
Vainqueur du Championship 2017-2018 et donc promu cette saison, les Loups ont fait une saison tonitruante. Terminant juste derrière le Big 6 anglais, les supporters peuvent remercier le truculent super agent Jorge Mendes. Ce dernier a reussi à ramener au club toute une colonie portugaise, à commencer par le coach Nuno Espírito Santo il y a deux ans. L’été dernier ce ne sont pas moins de quatre lusitaniens qui ont débarqué (Vinagre Moutinho Jotta et Rui Patricio). On a hâte de voir le prochain mercato.

X comme Xhaka
« Granit,il se sort les doigts une fois tous les 10 matchs en mettant un pétard d’en dehors de la surface qui te donne envie de le mettre titulaire. Sauf qu’il est nul les 10 suivants. Chapeau M. Xhaka qui prouve bien que la régularité n’est pas un pré-requis pour jouer dans une équipe moyenne« . Signé d’un supporter d’Arsenal qui en a eu gros sur la patate de cette saison de PL.

Y comme Youngsters
Avec une moyenne d’âge de 25,6 ans, l’Angleterre comptait parmi les 3 nations les plus jeunes du précédent mondial. Après un bon parcours, on constate que la Premier League regorge également de jeunes talentueux: on peut citer Callum Hudson-Odoi : 18 ans, 5 buts et 6 passes décisives avec Chelsea cette saison et élu meilleur jeune du championnat. Trent Alexander-Arnold n’est pas en reste avec un corner qui restera probablement dans les esprits pour de nombreuses années.
It will come home.

Z comme Zambo
« 🎵Il m’entraîne jusqu’en Championship… Qui ça ? Qui ça ? Franck Zambo Anguissa 🎵 ». La saison de l’ancien milieu de terrain de l’OM (même pas 20 matches) recruté pour plus de 30 millions d’euros à été à l’image de celle de son club: ratée. Fulham avait pourtant recruté fort l’été dernier (Le Marchand, Schürrle ou Serri). Finissant l’année avec 26 petits points, ils repartiront de zéro l’année prochaine sous les ordres de Scott Parker.

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